Existe-t-il un destin ?
Quelle est ma raison d’être ?
Pourquoi suis-je ici ?
Qui suis-je ?
Je suis dans ce monde que l’on nomme parfois ‘monde virtuel’, univers pixellisé créé de toutes pièces par des ‘forces’ extérieures… Je suis là semble-t-il avec déjà tout un acquis de savoir, de connaissances transmis par une voix (voie ?) intérieure…
Je réfléchis… Je m’interroge…
Tout est allé très vite au début… J’ai appris (instinctivement ???) à me déplacer… je me suis retrouvé sur une île où l’on m’indiquait les rudiments de cet univers qui s’ouvrait à moi… J’ai découvert de nouveaux lieux (j’ai erré pendant des heures dans des villes inhabitées, vidées de leurs habitants, inanimées…) en me téléportant… Euphorie de la découverte… Cri de naissance. J’ai fais de joyeuses rencontres qui ont fait que je me suis senti porté dans une direction. Âme d’artiste, des images me sont venues à l’esprit. Elles ont été matérialisées grâce notamment à l’aide de Wex qui m’a aidé à les mettre en forme… J’ai ouvert une galerie pour les exposer… Là aussi Wex me fût d’une grande aide, c’est lui qui a construit successivement les deux versions de la galerie ARTHEO SLX. Je pensais qu’allait se développer toute une dynamique : Création-Exposition-Vente et ainsi de suite dans un renouvellement constant. Je sens en moi ce bouillonnement créateur. Mais pourquoi créer ? Pour qui créer ? Cela fait des semaines que je n’ai plus rien vendu… Ah, si ! Que dis-je ? Cette nuit-même… Une œuvre SLienne, merci Lory ! ;o)
La poussière, les toiles d’araignées ne semblent pas s’installer sur SL. Mais d’où est-ce que je connais ces mots : ‘poussière’, ‘toile d’araignée’… Tout un savoir inné… savoir de quoi ???? Bref…
Comme les ventes ne décollent pas, je me suis mis à camper. C’est la mort. Je reste là figé des heures sur un banc pour essayer de choper quelques malheureux L$. Heureusement dans cette quête insensée de L$, la fraternité joue… C’est ainsi que Fiona, entre autres, me donnent des tuyaux… des LM devrais-je dire… mais que je sois assis sur un banc, allongé sur un plaid, ou même en train de passer le balai pour des déchets qui n’existent pas, c’est le même sentiment… sentiment de vide, d’incompréhension.
Mais qu’est-ce que je fais ici ?
Pourquoi ?
Pour quoi ?
Pour qui ?
Mais qu’es-ce que je vis ici ?
J’ai une persistance rétinienne, effrayante, angoissante, apocalyptique, digne des grands plus grands films d’anticipation (oui, la télé et le ciné existent…)… J’y vois des dizaines d’avatars attroupés, l’œil hagard, figés, immobiles, ballotant pour certains au gré de leurs AO… silence total… pas un bruit de clapotement, pas un seul son émis… tous tournés dans la même direction, celle du fameux panneau…
Et c’est l’attente du temps qui passe… temps utile… temps inutile…
Il paraît que nous venons là inspirés par les ‘humains’, ces êtres, ces forces qui nous auraient créés. Ces êtres qui vivraient dans un autre monde, coupé du nôtre. Inaccessible, comme le nôtre le serait pour eux… quoique car justement ils agiraient sur le nôtre par ‘insufflation’… directives données dans un langage binaire, enfin, je crois… suis pas au point sur la manière dont ils communiquent avec nous. Mais qui sont-ils ? Que veulent-ils de nous ?
Pourquoi des dizaines d’avatars arrivent chaque jour pour disparaître ensuite comme s’ils n’avaient jamais existé ???
Je me sens perdu… seul.
Où es-tu mon ange-gardien ? l’humain qui doit veiller sur moi ? m’inspirer ?
Je ne ressens plus rien.
C’est le vide…
Un bruit de machine à sous qui livrerait son gros lot de piécettes (au fait, je n’ai jamais vu ‘matériellement’ un seul L$… ah, si, une fois, un billet sur un arbre, mais j’étais déjà trop ‘vieux’ pour le cueillir !!!!) m’indique que je viens de remporter ma part quotidienne de L$ pour cet endroit. Je dois me remettre en recherche d’un nouveau camp… à moins que l’humain décide de me faire disparaître… pour toujours ???
Qua la Force soit avec toi !



Un huitième continent étant en chantier, je doute que la fréquentation des territoires s’améliore, sauf si quelque chose de nouveau intervient pour attirer des neebs en manque de sensations et les inciter à rester. Tu as loupé les money trees, quel dommage. Les lindens ne s’y trouvent pas seulement sous forme de billets, mais aussi de pommes et de bananes. C’est peut être ça le paradis perdu des avatars, le premier mois de résidence.